Qu’en est-il dans le département de Haute-Saône ?
L’Association Haut-Saônoise pour la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte (AHSSEA) a répondu, début 2025, à un appel à projet de la Préfecture de Haute-Saône, dans le cadre de la politique prioritaire de la Ville. L’action, intitulée « Assurer le dernier kilomètre avec les plus jeunes et les professionnels de santé mentale », se donne pour objectifs de « mener une étude argumentée et documentée des difficultés d’accès au soin dans les Quartiers Politique de la Ville (QPV) de Haute-Saône, mais aussi de recenser l’ensemble des moyens disponibles (professionnels de santé, organismes…) et de construire une plaquette de communication la plus complète et la plus pratique possible contextualisée à chacun des QPV et diffusable auprès des publics jeunes. Une attention particulière sera portée à la santé mentale des jeunes, le harcèlement, la violence, les addictions et le risque suicidaire ».
Le travail restitué ici se situe délibérément dans le champ social et éducatif, car il ne s’agit pas d’une étude épidémiologique dont la conduite et la légitimité reviendraient à des professionnels du champ de la santé. Le parti pris de cette étude a donc été d’identifier les besoins en matière de santé dans la population des 12 – 25 ans habitant au sein des quartiers populaires et les ressources disponibles, les troubles liés à la santé mentale faisant l’objet d’un focus particulier, ainsi que les questions liées à l’accès aux systèmes de soins, d’accompagnement et de prévention.
In fine, ce diagnostic territorial doit permettre à l’AHSSEA et à d’autres acteurs socio-éducatifs de mener des actions répondant aux besoins identifiés, y compris en mobilisant des partenariats.
L’enquête s’est principalement appuyée sur l’écoute des acteurs de terrain présents sur les cinq QPV de Haute-Saône : le Mortard à Lure, les Chenevières à Héricourt, les Capucins à Gray, le Messier à Luxeuil et le Grand Grésil – Montmarin – Rêpes à Vesoul, mettant ainsi à contribution leur connaissance fine des relations partenariales, et leur relation au quotidien avec le public. La parole des jeunes eux-mêmes a été prise en compte au travers d’entretiens menés par les éducateurs de prévention et d’autres professionnels de la jeunesse.